Déploiement de la fibre à Vigneux sur Seine

Le programme est lancé à l’échelle départemental en février 2018 et doit concerner l’installation de 115000 prises dans le département, dont Vigneux sur Seine d’ici 2020.

La fibre a t elle été livrée dans votre quartier? Merci de préciser votre quartier si vous disposez maintenant de la fibre avec le lien répondre

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Pas de fibre au quartier des fleurs, de plus le débit ADSL est tres bas

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Pas de fibres à Port Premier…

quel usage en auriez vous que vous ne pouvez pas atteindre avec l’ADSL ?
chez moi, de 2 à 6 devices sont connectés (travail, réunion, video) et ADSL supporte cela très bien.
Quelles limites rencontrez-vous?

Uniquement pour le boulot :

Un besoin de débit sur l’upload, limité à 1Mb/s avec l’ADSL….

  • Prise main à distance sur plusieurs machines

  • Poussez de gros fichiers sur le cloud ou des serveurs d’entreprises et autres plaisanteries….

Pour le download pas de soucis avec 12Mb/s de l’ADSL… Si il y à plus c’est toujours mieux, mais pas indispensable.

De l’Upload surtout…

Oui : le upload est un peu bas pour un usage élevé.

Aménagement numérique : les chantiers qui coincent

Anticiper la fermeture du réseau cuivre, améliorer la qualité de service des raccordements, développer l’inclusion numérique… Autant de sujets évoqués le 8 avril, lors de la conférence annuelle « Territoires connectés » de l’Arcep, dédiée à l’aménagement numérique du territoire, qui faisait également le point sur le très haut débit fixe et mobile.

Les avancées de la couverture 4G, le déploiement de la 5G, celui de la fibre et la fermeture du réseau cuivre ont été au coeur des débats de la matinée du 8 avril, journée durant laquelle l’ Arcep a organisé à distance sa conférence annuelle « Territoires connectés ». L’occasion de montrer que la crise sanitaire n’a pas empêché les chantiers de déploiement du très haut-débit fixe et mobile de se poursuivre en 2020. L’Arcep détaille toutes ces avancées dans son rapport d’activité, « La régulation au service des territoires connectés » 2021. Le new deal mobile a permis de généraliser la 4G dans 97 à 99 % des cas, zones blanches des centres-bourgs mises à part (80 %, à terminer fin 2022).

En matière de couverture ciblée, 763 premiers sites sont en service en mars 2021 : plus de 2 600 sites sont identifiés par arrêtés, à mettre en service sous deux ans, et 800 sites seront identifiés en 2021 et 2022, puis 600 par an, dans la limite de 5 000 sites par opérateur. Quant aux premiers déploiements 5G, ils ont commencé fin 2020. A l’échelon national, plus de 60 % des locaux sont éligibles au FTTH et plus de 70 % le sont au THD . Soit une couverture à 85 % de la zone très dense, où le rythme a ralenti et où il n’y a pas d’obligation de complétude – l’Arcep y apportera une attention particulière.

Tenir le rythme du déploiement

C’est dans les zones moins denses d’initiative privée (Amii) que le déploiement est désormais le plus rapide, même si les opérateurs ne sont « pas en avance » ; environ 20 % des locaux n’y ont pas accès à la fibre et les opérateurs devraient proposer des offres de « raccordable à la demande » dans les prochains mois. Sur les zones moins denses d’initiative publique, le déploiement commence dans les Amel et sur la majorité des réseaux d’initiative publique (zone Rip), où le rythme est en pleine accélération et qui attirent les opérateurs commerciaux.

Pour Cédric O, secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique et des communications électroniques, « il faut désormais passer du gros-œuvre aux finitions, tout en terminant le gros-œuvre ».

« Le réseau de demain est le réseau fibre »

En effet, alors que « le réseau de fibre optique et la 4G avancent vite », préparer la transition vers le 100 % FTTH, est impératif, tout en maintenant la qualité du réseau cuivre pour les quelques millions de Français pour lesquels c’est vital dans les territoires, jusqu’à ce qu’une autre solution leur soit apportée. Le gouvernement s’entretient à ce sujet avec l’opérateur historique.

Patrick Chaize, président de l’Avicca, a rappelé que, « bien entendu, on acte le principe que le réseau de demain, c’est le réseau fibre ». Un chantier qui se prépare et qu’il faut anticiper. Dans son analyse de marché 2020, l’Arcep a fixé le cadre que devra respecter Orange, dans une optique de non-discrimination et de transparence. Le régulateur a appelé Orange à préciser son calendrier, qui doit viser d’abord les zones totalement fibrées. L’opérateur a expérimenté fin mars l’extinction totale du cuivre dans une petite commune des Yvelines (Lévis-Saint-Nom, 1 647 habitants) et compte la tester en 2022, dans quatre autres territoires aux typologies variées.

Inquiétudes sur l’entretien du réseau cuivre

Mais certains élus se plaignent d’un mauvais entretien du réseau cuivre, dégradé malgré l’obligation de service universel qui incombe à l’opérateur historique. Célia de Lavergne, députée de la Drôme, auteure d’un rapport sur le sujet, pointe « le sentiment d’abandon des territoires » et « la mise en danger de la vie d’autrui des personnes âgées » dans des zones d’arrière-pays, comme le Vercors ou les Baronnies, « dépendants du cuivre pour encore 5 à 10 ans ».

« Orange n’abandonne pas l’entretien du réseau cuivre », a tempêté Nicolas Guérin, président de la FFT , secrétaire général et secrétaire du conseil d’administration du Groupe Orange. L’opérateur consacre 500 millions d’euros par an pour entretenir 28 millions d’accès et 15 millions de poteaux de la boucle locale cuivre, sur laquelle interviennent 1 200 techniciens et plus de 400 entreprises de sous-traitance.

Résorber la situation des 17 départements les plus sinistrés

Mais, reconnaissant effectivement des problèmes d’entretien, Nicolas Guérin a précisé qu’Orange annoncera, dans les prochains jours, un « plan cuivre très ambitieux, massif », avec de nouveaux moyens, mis en place uniquement par Orange, pour résorber très vite la situation sur les 17 départements les plus sinistrés.

« C’est le troisième plan cuivre d’Orange depuis 2014, mais le réseau vieillit, il y a des intempéries, des problèmes d’élagage, des incidents…, ce qui rend l’entretien de plus en plus compliqué », a-t-il ajouté.

Installer la concertation et le pilotage

Les collectivités pourraient participer au chantier d’extinction du cuivre, selon Thomas Dudebout, vice-président du conseil départemental de l’Aisne et premier vice-président du syndicat mixte Useda , qui s’est interrogé : « Quel process mettre en place sur les zones fibrées, pour travailler en commun avec Orange sur le démantèlement, ce qui renforcerait la relation locale ? »

Des organes de concertation et de pilotage, réunissant Orange, propriétaire du réseau, l’Etat et les collectivités, devraient être mis en place dans chaque département pour apporter des solutions d’arbitrage, un peu comme dans le new deal mobile, estime la nouvelle présidente de l’Arcep, Laure de La Raudière.

Les ratés de la sous-traitance

Concernant la qualité des raccordements à l’usager, qui laisse à désirer, en particulier, lorsque les opérateurs les sous-traitent à l’opérateur commercial (mode Stoc), Cédric O a déclaré qu’il n’était « pas prêt à la sacrifier sur l’autel de la concurrence ». Le taux d’échec de 20 % dû au mode Stoc devra évoluer d’ici cet été, et l’Arcep et l’Avicca feront remonter au ministère des chiffres sur les difficultés de raccordement.

Parmi les solutions d’amélioration envisageables : le pré-raccordement, expérimenté par l’Aisne qui aura achevé fin 2022 son réseau FTTH de 210 000 prises, d’un montant de 300 millions d’euros, (qu’elle contrôle à 100 %). « Aujourd’hui, 180 000 des prises sont déployées, mais le respect du calendrier peut être gâché au moment du raccordement », a constaté Thomas Dudebout.

En cause : armoires des points de mutualisation forcées par le sous-traitant, boîtiers optiques posés trop haut, fourreaux bouchés, renvoi de l’usager vers la collectivité en cas de problème… Avant l’ouverture à la commercialisation, le raccordement entre la zone publique et l’usager en zone privée peut être effectué avec l’opérateur d’infrastructure, ce qui évite tous ces problèmes. En outre, ce dernier raccordement permet aux opérateurs de « gagner en communication » car, « dès l’ouverture commerciale, le citoyen ira vers lui naturellement ». Sur ces zones de pré-raccordement, le taux de pénétration s’élève à 70 % contre 50 % pour le reste du réseau.

L’Arcep se dit prête à prendre « les mesures nécessaires »

Laure de La Raudière considère que les déploiements ne doivent pas être faits au détriment de la qualité de service, eu égard notamment au montant des investissements. L’Arcep conduit des études sur le sujet depuis 2019. Sa présidente appelle les opérateurs à faire remonter les indicateurs de qualité, pour obtenir des résultats sur le terrain. Estimant qu’il s’agit d’une question d’exploitation générale du réseau et non pas seulement de mode Stoc, elle a par ailleurs précisé qu’elle ne laissera pas « les points de mutualisation se dégrader sans prendre les mesures nécessaires ».

Boucler avec l’inclusion numérique

Un autre chantier important a été évoqué : l’inclusion numérique. Le ministre a lancé un appel aux collectivités pour qu’elles accueillent des conseillers numériques (le gouvernement en déploie 4 000 dans le cadre du plan de relance), en se portant candidates sur la plateforme dédiée conseiller-numérique.gouv.fr. Il faudra en effet faire vivre ces réseaux à très haut-débit, structurants pour les collectivités, et faire en sorte que les citoyens puissent les utiliser dans de bonnes conditions, a confirmé Patrick Chaize, président de l’Avicca.

Focus

Voir le débit offert à une adresse donnée

Après des périodes de tests, l’Arcep propose une version complète du site Ma connexion internet, qui rassemble des cartes montrant les débits offerts par les opérateurs, à une adresse donnée, sur l’ensemble des technologies de l’internet fixe. Ce site, dont les données sont disponibles en open data, présente des statistiques de couverture agrégées à l’échelle de la commune, du département et de la région.

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